10 avril 2024
Alors que la menace terroriste pèse sur plusieurs matchs de la Ligue de champions, des unités de force mobile supplémentaires vont être déployées ce mercredi au Parc des Princes pour encadrer le quart de finale.
Des policiers d’intervention mobilisés
Selon une source policière au Parisien, « des unités de force mobile supplémentaires vont être déployées pour encadrer l’évènement sportif. » D’après cette même source, « le dispositif va mobiliser des policiers d’intervention aux abords immédiats du site. » Des agents de la BRI devraient faire partie de l’effectif, avance l’Équipe.
Un nombre renforcé de patrouilles et des moyens spécialisés, comme des drones, sont prévus, nous confirme notre source policière.
La DGSI « à pied d’œuvre »
Le préfet de police « a renforcé considérablement les moyens de sécurité », avait assuré Gérald Darmanin mardi matin lors d’un déplacement à la Brigade fluviale. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) « est particulièrement à pied d’œuvre pour être au rendez-vous d’un renseignement préventif ou, s’il le fallait, curatif », a ajouté le locataire de Beauvau.
Une réunion s’est tenu mardi soir autour du ministre de l’Intérieur pour organiser le dispositif de sécurité. La Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la Police nationale (DGPN) et la préfecture de police ont été convoquées, d’après nos informations.
« Pas de risque zéro »
Interrogé sur les enjeux de sécurité autour du match au micro de BFMTV et RMC, Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme invite les supporters du PSG à se rendre au stade, malgré les menaces de l’organisation État islamique. « Sur un plan global, il ne faut jamais céder au chantage terroriste, c’est ce qu’ils veulent », justifie-t-il. Il l’assure : « Les autorités ont pris des mesures très concrètes, à la fois en termes de moyens humains et techniques pour parer à cette éventualité », tout en admettant que « le risque zéro n’existe pas ». Jean-Charles Brisard appelle à « prendre des précautions mais ne pas renoncer à a fête ».
Dans plusieurs messages postés sur ses réseaux sociaux, l’organisation terroriste État islamique a menacé d’agir lors des différents matchs des quarts de la compétition européenne de football. Le dispositif Vigipirate a quant à lui été relevé le 24 mars à son niveau maximal, « urgence attentat », deux jours après l’attentat de Moscou.