Aviram Amsalem : quinze ans pour trouver sa voix
Il lui aura fallu quinze ans pour passer de ses premiers accords à ses premières chansons publiées. Né en banlieue de Tel-Aviv, Aviram Amsalem découvre à 12 ans Oasis, Green Day et Avril Lavigne sur MTV2. Sa mère lui rapporte alors une guitare bon marché du Shouk HaCarmel. Après seulement quelques accords, il écrit déjà ses propres morceaux.
Formé au jazz et à la musique classique, il accompagne ensuite plusieurs groupes et artistes et s’imagine guitariste instrumental. Jusqu’au jour où une chanteuse à qui il confie ses compositions lui conseille de les interpréter lui-même. En 2022, celui qui était toujours resté en retrait entre en studio. Il a 27 ans lorsqu’il publie enfin sa musique.
Dans cet entretien, l’auteur-compositeur israélien raconte son attachement aux Beatles et à Bob Dylan, son refus de suivre les tendances et son choix de l’anglais, la langue dans laquelle ses chansons lui viennent naturellement. Il révèle aussi avoir déjà écrit en hébreu et vouloir faire vivre un jour cet autre répertoire.
Derrière son succès sur les réseaux sociaux, Aviram retient surtout les rencontres. Le soir de Noël 2022, il chante un morceau encore inédit à un homme qui lui confie se sentir très seul après la mort récente de ses parents. La chanson lui apporte, raconte-t-il, « un peu de lumière ». Aviram comprend alors que sa musique peut réellement réconforter et aider.
Avec « Miss Lizz », l’artiste invente une femme qui ne croit plus en l’amour pour mieux parler de lui-même. Une armure derrière laquelle se cache la peur d’être blessé. Le titre annonce un troisième album, qu’il prévoit de sortir fin novembre. Un tournant : après le chagrin et la désorientation de ses débuts, Aviram chante désormais l’affirmation de soi et la personne que l’on choisit de devenir.
Parcours, langues, doutes et ambitions : il se livre avec douceur, honnêteté et ce sourire qu’il attribue au bonheur de jouer. Une rencontre qui s’achève guitare en main, avec un extrait acoustique de « Miss Lizz ».
Nathan Sperling

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