Paul Watson arrive à une audience au tribunal de Nuuk, au Groenland, le 2 octobre 2024. (LEIFF JOSEFSEN / AFP)
Après 149 jours de détention au Groenland, Paul Watson, 74 ans, militant écologiste et fondateur de Sea Shepherd, est enfin libre. Arrêté le 21 juillet dernier par les autorités danoises sur demande du Japon pour des faits remontant à 2010, Watson a vu la demande d’extradition rejetée par le ministère danois de la Justice.
Cette libération marque la fin d’une épreuve douloureuse pour l’écologiste, mais aussi pour la ville de Marseille, où réside sa famille et où un élan de solidarité s’était organisé. « Je rentre en France à temps pour Noël, et ça me remplit de joie », a déclaré Watson, ajoutant avec émotion qu’il retrouverait sa femme et ses deux jeunes enfants, âgés de 3 et 8 ans, dans la cité phocéenne.
Marseille, terre d’accueil et de soutien
Depuis son arrestation, Marseille s’est mobilisée pour soutenir l’écologiste. Associations, citoyens et élus locaux avaient uni leurs voix pour réclamer sa libération. Benoît Payan, maire de la ville, a salué cette décision : « C’est un soulagement pour tous les Marseillais attachés à la protection de l’environnement. Paul Watson incarne un combat essentiel pour la sauvegarde de la biodiversité, et Marseille continuera de le soutenir ».
Résident marseillais depuis plus d’un an, Watson a exprimé sa gratitude envers la France, et plus particulièrement Marseille, où il s’était établi avec sa famille. « Marseille est devenue mon foyer, et je remercie ce pays et ses dirigeants pour leur aide précieuse », a-t-il déclaré.
Une lutte pour l’avenir
Au-delà de son retour en terre marseillaise, cette détention a permis de braquer les projecteurs sur une problématique chère à Watson : la lutte contre la pêche à la baleine pratiquée par le Japon. Bien qu’éprouvé par ces mois d’incarcération, le militant écologiste entend poursuivre son combat pour la protection des océans depuis Marseille, qu’il considère comme un point stratégique pour son action.
Alors que Noël approche, Watson s’apprête à tourner la page sur cette épreuve et à retrouver les siens dans une ville qu’il décrit comme un « refuge ». Ce retour à Marseille marque le début d’un nouveau chapitre, où sa passion pour la défense des océans et son attachement à la cité phocéenne s’entrelacent plus que jamais.
Nathan Sperling